VIDEO Transcrite et traduite : CHOOSE LOVE

Michael Roads : Choose Love

Il s’agit de la vidéo d’une interview réalisée en Belgique le 4 juillet 2016, juste à la suite du dernier séminaire en Europe de la saison 2016.

Elle a été réalisée en anglais par Patrick Kicken, de Advaita TV.

Pour des questions de rapidité de mise en ligne, je vous donne ici la vidéo en anglais… et la transcription entièrement traduite en français, à lire sous la vidéo.

Cette interview reprend un certain nombre des thèmes évoqués pendant les séminaires de cette année 2016… pour ceux qui y étaient et n’ont pas pris de notes 😉

Bon visionnage aux anglophones, bonne lecture aux francophones.

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Michael Roads  Choose Love interview 20160704

A lire ici-même : ci-dessous !

Michael Roads : Choose Love

Interview by Patrick Kicken, Advaita TV, le 4 juillet 2016 en Belgique

PK Je suis assis ici en Belgique, avec Michael Roads. Merci de nous recevoir…

MR C’est mon plaisir !

PK Vous avez voyagé dans le monde entier, de nombreuses fois…

MR De nombreuses fois effectivement…

PK Y a-t-il quelque chose de particulier que vous aimiez en Belgique ?

MR J’aime quand il s’arrête de pleuvoir et que le soleil apparaît. Mais cette année, le printemps et l’été ont été absolument terribles, froids et humides, partout où nous sommes allés et ce n’est pas normal. D’habitude, nous avons plus de soleil.

PK Alors est-ce que vous avez des gens qui viennent vous voir et qui sont un petit peu ronchon ?

MR Je suppose que c’est moi qui suis le plus ronchon de tout le monde…

PK Ah…

MR C’est s’il continue à pleuvoir. J’habite dans une zone subtropicale alors je suis habitué à beaucoup d’ensoleillement.

PK Où habitez-vous ?

MR Je vis en Australie, sur la côte sud-est du Queensland et c’est magnifique.

PK Y a-t-il beaucoup de sujets de réalisation de soi-même là-bas?

MR Hummm… je pense que la réalisation de soi-même est assez étendue donc, oui, il y en a en Australie. Il y a des poches, il y a une poche pas très loin de là nous habitons. Mais c’est différent dans chaque pays maintenant. Il y a quelque chose qui est en train de grandir. C’est un peu comme si les gens prenaient la responsabilité de leur propre spiritualité. J’ai vu un dessin humoristique, il n’y a pas très longtemps, et je ne l’ai pas trouvé drôle. Il disait : « La spiritualité est votre relation avec le divin, la religion c’est le contrôle des masses. » Je n’ai pas trouvé ça drôle parce que c’est tellement vrai !

PK Est-ce que les choses dont vous parlez peuvent être rassemblées sous l’étiquette Advider (??? inaudible)

MR Je n’ai aucune étiquette. Il me semble que, pour moi, ce dont je parle est la manière naturelle de vivre et je pense que 90 % du monde vit d’une manière qui ne fonctionne pas. Si bien que ce qu’on appelle le mouvement alternatif, je pense qu’il est approprié. Et tout ceux qui vivent d’une manière différente des 90%, je pense que ce sont ceux-là qui forment l’alternative. Donc, pour moi, je suis une personne appropriée.

PK Une personne normale…

MR Non, mon Dieu non. Être normal vous conduit à l’hôpital. Vous ne voulez absolument pas être normal. C’est l’hôpital assuré. Les gens normaux se critiquent eux-mêmes, se mettent en colère, ils deviennent agressifs, ils sont stressés, ils se fatiguent… non, je ne suis pas normal.

PK Alors comment vous définiriez-vous vous-même ?

MR Alors je vais dire les choses comme ceci et je vais être honnête. Je ne me critique jamais, je ne me fais jamais de soucis, j’ai oublié ce que c’était que d’être anxieux, je ne me mets jamais en colère (je me suis mis en colère une fois au cours des 20 dernières années), je ne suis jamais fatigué – et c’est la vérité – , je ne me stresse pas, je ne fais plus rien de ce qui est négatif. Parce que pour moi, ce n’est pas nécessaire. Je n’ai pas de peurs… et maintenant vous me regardez comme si je n’étais pas normal, ce qui est exactement là où je voulais en venir.

PK Alors, Michael, comment cela s’est-il produit ? Vous n’êtes pas né comme ça, je crois…

MR Vous avez raison, je ne suis pas né comme ça.

Et comment cela s’est-il produit… voilà une question intéressante. Il faut remonter en arrière quand j’avais une petite vingtaine d’années. Mon père était décédé d’un cancer. J’ai pu voir arriver des problèmes familiaux donc j’ai émigré en Tasmanie qui est l’unique état d’Australie à être une île. J’étais marié, et nous avions deux enfants (j’avais 26-27 ans). Et pendant que j’étais là-bas, j’ai continué ma carrière d’agriculteur. J’avais toujours travaillé dans la ferme de mon père. Je voulais être éleveur de vaches à viande mais pour des questions économiques, j’ai dû devenir éleveur de vaches laitières. Et puis j’ai commencé à réaliser que la manière dont je m’y prenais dans ma ferme ne fonctionnait pas vraiment bien. À cette époque, je prenais modèle sur les fermiers du coin. Mais comme je n’étais pas originaire de la région, j’ai commencé à réfléchir un peu plus aux choses. Et je me suis, en quelque sorte, engagé dans une autre direction et rétrospectivement… ce que je veux dire, c’est que quand nous naissons, nos parents ont tendance à nous projeter sur une voie de réussite si bien que nous voulons tous avoir du succès. Et en particulier, les parents veulent que leurs enfants réussissent. Si bien que, souvent, l’âme poursuit son voyage tandis que la personnalité part dans un voyage différent. Quand je suis arrivé en Tasmanie, mon âme et ma personnalité se sont rejointes sur un unique voyage. Si bien que l’âme a commencé à poser des questions que la personnalité n’avait jamais considérées. Et je me suis donc trouvé dans une position très inhabituelle, à questionner des choses que je n’avais jamais remises en question.

Il faut savoir que j’avais un cerveau droit très dominant donc je voyais le monde d’une manière très différente. J’avais quitté l’école à 14 ans et donc j’avais une estime de moi assez médiocre, en pensant que je n’étais pas proprement éduqué. Et c’était vrai. Ainsi j’ai glissé entre les mailles du filet de la normalité assez tôt.

En Tasmanie, la vie suivait son cours mais à l’âge de 34- 35 ans, je suis sorti de la maison un matin, vers cinq heures moins vingt, pour aller faire la traite du matin. J’avais fabriqué un manège pour les enfants qui étaient quatre à cette époque. J’ai sauté dessus et tout en le faisant tourner, je me suis demandé : « Pourquoi est-ce que je trais des vaches ? » Parce que j’aimais vraiment les vaches mais je n’aimais pas les traire. Et il m’est immédiatement apparu que c’est la peur qui tenait le manche du fouet… et j’ai fini par traire des vaches. Et je n’ai pas aimé cette réponse. Alors je me suis demandé pourquoi je me retrouvais dans cette situation : je me retrouvais là, dans une ferme au pied d’une colline en Tasmanie, comment tout cela s’était-il passé ? Je n’étais pas bien sûr et je me suis dit que j’étais, me semblait-il, une victime des circonstances. Et pourquoi les circonstances m’auraient-elle fait prendre cette direction, pourquoi est-ce que les choses avaient pris cette route ? Alors je me suis demandé : « Où vais-je dans la vie ? » Je ne savais pas vraiment très bien où j’allais. « Et d’où est-ce que je viens ? » Et soudain, la dimension de cette question n’était plus biologique… d’où je venais, je ne savais pas vraiment. Et puis la grande question m’est arrivée comme un choc, un choc violent, une question que je n’avais jamais considérée jusqu’ici : « Alors, qui suis-je ? » Ouah… Qui suis-je ? Ça m’a vraiment interpellé.

Donc je suis retourné voir ma femme (aujourd’hui décédée). Elle m’a demandé ce que je faisais de retour dans la maison, alors je lui ai dit que j’avais cette question, « Qui suis-je ? » Et elle m’a dit qu’elle aussi s’était posée ce genre de question dernièrement. Alors je lui ai dit que je voulais vraiment avoir la réponse.

Je suis un Bélier et je n’aime pas attendre. Il m’a fallu 15 ans pour avoir la réponse mais ces 15 années m’ont éloigné de la ferme, m’ont fait voyager dans toute l’Australie dans une caravane avec les quatre enfants et ma femme. J’ai démarré une communauté, fondée sur la communauté de Findhorn en Australie. Et puis je me suis retrouvé en dehors de cette communauté et j’ai réalisé que c’était mon chemin.

C’est sur ce chemin que j’ai commencé les transformations de ma vie. Je n’ai suivi personne, j’ai lu beaucoup de livres, mais il s’est produit de nombreux incidents clés. L’un d’entre eux, par exemple, c’est quand j’ai emmené mon fils aîné qui avait 12 ans à un cours de lecture rapide. Je suis resté assis à l’extérieur parce que, en tant que fermier en Tasmanie, à cette époque, j’avais des difficultés financières. C’étaient des véritables difficultés, pour des raisons économiques. Alors le professeur est venu me voir et m’a demandé : « Pourquoi est-ce que vous n’entrez pas ? » Alors je lui ai dit honnêtement que je n’en avais pas les moyens. « Pas de problème, a-t-il répondu, on va faire un échange. » Avec l’estime de moi que j’avais à l’époque, je lui ai demandé : « Mais qu’est-ce que je peux bien échanger avec vous ? » Il m’a demandé si je pouvais lui enseigner l’autosuffisance ; alors là, oui, je pouvais lui enseigner ça. Alors je suis allé suivre le cours et pour résumer, je suis devenu l’élève star. En huit semaines de cours de lecture rapide, j’étais très loin devant tous les autres et tout à la fin, il y a eu un test (tous les autres élèves étaient les enseignants, en dehors de mon fils et moi). J’étais beaucoup plus costaud que maintenant, avec une carrure de boxeur, et les autres étaient tous tellement offensés que je les aie battus à plate couture dans le test final que nous avons dû faire un deuxième test final : ils avaient pensé que j’étais un tricheur. Je n’ai toujours pas trouvé comment j’aurais pu tricher mais, peu importe, j’ai fait un score encore un peu meilleur, cette fois-là. Alors ils ont lâché l’affaire. Mais cela a fait quelque chose pour moi. Je me suis dit : « Mon Dieu, ce sont tous des enseignants et je les ai littéralement laissés sur place. »

Il y a eu un certain nombre d’incidents comme cela. Dans ce cours de lecture rapide, nous avons dû lire un livre qui s’appelait “Cybernétique Psychologique” de Maxwell Maltz, l’un des premiers chirurgiens plasticiens. Par exemple, si on lui disait : « Mon nez est moche et cela me ruine la vie », il disait : « Non, vous ruinez votre vie vous-même et votre nez n’a rien à voir là-dedans, vous ne faites que le blâmer. » Ensuite il faisait volontiers la correction plastique mais il insistait sur le fait que leur vie n’avait rien à voir avec leur nez. Aujourd’hui, les chirurgiens plastiques n’ont plus le même genre d’éthique. Mais Maxwell Maltz l’avait, il est un des premiers. En fait, il parlait de toutes les boîtes dans lesquelles se trouvent les gens. Et j’ai réalisé que, oh mon Dieu, j’étais moi-même dans tellement de boîtes ! Les boîtes des croyances, les boîtes parentales, les boîtes scolaires, les boîtes des pairs, mes propres boîtes créées par moi-même, des boîtes et des boîtes. Alors j’ai décidé d’en sortir. Il m’a fallu beaucoup de temps et s’il me reste encore des boîtes, ce qui est probable, c’est que je ne peux pas les voir.

Ma vie ne consiste pas vraiment à gagner de l’argent, à avoir du succès… le cerveau droit s’en fiche ! Ce n’est pas ma manière de penser. Je voulais savoir “Qui je suis” et il m’a fallu 15 ans pour le découvrir. Et ces 15 années ont été un chemin en pente descendante, de maladie, de souffrance, de douleur. Les gens qui ont lu le livre “Un aperçu de quelque chose de plus grand” – j’ai écrit une quinzaine de livres environ – savent tout cela. Ma salle de classe a été la rude école de la vie.

PK Certains enseignants disent : « Sans crise, pas d’éveil ». Êtes-vous d’accord ?

MR J’ai traversé des crises, j’ai traversé des crises très puissantes. Je me suis même retrouvé à deux jours de mourir. Et au lieu que le corps ne meurt, c’est l’identité qui est morte. C’est vrai, je joue le jeu de l’identité. Mais si je me rends à l’étranger et qu’à la frontière on me demande qui je suis, si je leur dis que je suis un Magnifique Être Immortel d’Amour et de Lumière, Métaphysique et Multidimensionnel, on me répondra sans doute qu’on a une petite pièce pour les gens comme moi. En disant cela, je ne pourrai pas entrer dans le pays. Alors, je joue le jeu de l’identité mais elle n’est pas vraiment Qui je suis !

PK Est-ce que cette identité peut devenir une sorte de fardeau pour vous ?

MR Pas pour moi. Mais c’est un fardeau pour la plupart des gens parce que chaque fois que le corps meurt, il y a là l’opportunité de lâcher l’identité. Hélas, cette identité/ego se cramponne et quand nous nous réincarnons, nous établissons immédiatement une nouvelle identité et nous retournons directement dans la même illusion. Je ne vis pas dans l’illusion, c’est comme vivre dans un rêve en étant éveillé.

PK Avant de commencer cette interview, nous avons un peu discuté de votre âge. Vous avez l’air d’avoir 60 ou 65 ans…

MR C’est très gentil de votre part…

PK C’était la même chose pour Eckhart Tolle quand je l’ai rencontré. On a l’impression que la pendule s’est arrêtée, comment cela se fait-il ?

MR En fait, de bien des manières, la pendule biologique s’est interrompue. Je n’ai pas rencontré Eckhart Tolle mais je vous crois facilement car, pour moi, il est certainement une personne éveillée. Ce qui se passe, c’est que j’éprouve l’Amour inconditionnel pour moi-même – inconditionnel – donc je ne me critique jamais, je ne me juge jamais, je ne me regarde jamais dans le miroir en me disant que je ne suis pas assez bien… j’ai fait ça pendant 49 ans, parce que j’ai vécu l’éveil spirituel à un peu plus de 49 ans. Je ne fais rien de tout cela et j’Aime mon corps, je lui parle, à lui et aux cellules de mon corps et il me dit ce que je dois savoir, comment m’occuper de lui et très récemment j’ai réalisé que je devais maintenir mon corps aligné avec mon niveau de conscience élevé. Si bien que maintenant j’ai retiré les SCAT de mon régime alimentaire : Sucre, Café, Alcool, Tabac. J’ai arrêté le tabac il y a 50 ans, pour l’alcool, je n’en consommais pas vraiment, dont ça a été facile. Le café, j’adorais mon café, mais cela fait trois mois et demi que je n’en ai plus bu et je n’en reboirai plus jamais. Le sucre, ça c’est difficile. Je peux dire, honnêtement, que j’ai été un fou de chocolat, et cela fait trois mois et demi que je n’ai pas mangé de chocolat et je n’en mangerai plus jamais.

PK Qu’est-ce qui a changé ?

MR Vous voulez vraiment savoir l’histoire ? Alors je vais vous dire. À 75 ans j’ai réalisé que j’avais un problème de prostate. Pas un problème de cancer mais un problème de prostate que seul un homme sur 500 ne connaît pas. J’ai découvert à 75 ans que je l’avais et pendant quatre ans, j’ai pris tout ce qui existait – et je suis sérieux quand je dis qu’il doit bien n’y avoir un millier de remèdes et qu’ils ne guérissent rien du tout mais qu’ils sont toujours en vente. Je ne prends pas de médicaments [NDLT : de la médecine officielle] alors j’ai pris tous les remèdes possibles à base de plantes mais aucun ne m’a fait de bien. Alors, un jour, j’ai eu une conversation avec Max. Max, c’est ma conscience corporelle. L’intelligence corporelle. Si vous prenez 50 milliards de cellules, elles ont un certain degré d’intelligence si bien que votre corps a une conscience corporelle globale, ou élémental corporel, ou intelligence corporelle. Moi, j’ai appelé la mienne Max, abréviation de potentiel maximum. Donc Max et moi avons souvent des discussions pour maximiser mon potentiel physique. Et un jour je lui ai dit : « Toi et moi nous n’avons pas été en très bons termes ces derniers temps, j’ai ce problème de prostate. » Il m’a dit : « Ce n’est pas toi et moi qui n’avons pas été en très bons termes ces derniers temps,, c’est toi qui n’est pas très amical. » Et moi : « Ça veut dire quoi, je ne suis pas très amical ? » « Eh bien, tu avais fait le projet de vivre 150 ans et c’est une intention puissante, et cette énergie compte. Tu as la conscience pour faire ça mais ton corps, là où il en est maintenant, ne pourra pas y arriver. » Alors je lui ai dit : « J’ai un bon corps. » Max m’a répondu : « Je te conseille d’avoir une petite discussion avec ta prostate. » J’ai trouvé que ça commençait à devenir un peu bizarre, même pour moi ! Alors j’ai dit à ma prostate : « Tu n’es pas très amicale. » Elle m’a répondu : « Non, c’est toi qui n’est pas très amical ! » « Qu’est-ce que tu veux dire par là ? » Elle m’a répondu : « Comme tu manges sans arrêt des aliments inflammatoires, alors je suis enflammée. En quelque sorte, je suis ton instrument de contrôle, ton baromètre, je te dis que si je grossis, c’est que ça ne va pas bien dans ton corps. » Alors j’ai dit : « OK, je vois ça. » Puis j’ai cherché et découvert sur internet quels étaient les aliments inflammatoires. Le sucre, c’est le numéro un. Alors j’ai décidé que je n’allais plus consommer ces aliments et, en trois mois et demi, ma prostate s’est réellement améliorée d’environ 85 %. Je ne m’intéresse pas aux médicaments parce que je ne prendrai aucun. Mais ils ne font aucune différence, de toute façon. Donc j’ai changé mon régime alimentaire et je peux déjà ressentir l’élévation de conscience de mon corps. Je le ressens de certaines façons. Mais ce qui est intéressant, c’est qu’au début, pendant une pause au cours d’un séminaire, j’ai entendu mon cerveau me dire : « OK, et si on prenait un bout de chocolat ? » Et mon corps a dit non ! Même si mon cerveau disait oui. Come quoi, votre cerveau ne sait pas vraiment ce que votre corps veut parce que c’est le cerveau qui devient accro. Et j’ai lu qu’il était plus difficile de se sevrer du sucre que de se sevrer de la cocaïne ! Cela atteint les mêmes centres du plaisir mais, comme je n’ai jamais consommé de cocaïne, je n’en avais aucune idée. Cela dit, je n’ai pas vraiment trouvé que ce soit un problème insurmontable. C’est vrai, au début, j’ai dû user d’un peu de volonté mais, maintenant, je n’en ai plus besoin.

PK C’est intéressant ce que vous dites : ce n’est pas le corps qui devient accro, c’est le cerveau ?

MR C’est définitivement le cerveau, avec ce genre de choses. Le corps peut devenir accro parce que si vous avez l’habitude de manger des cochonneries, votre corps devient progressivement plus acide. Et cette acidité crée et maintient une certaine forme de culture micro biotique dans votre corps qui veut plus d’acidité. Mais je n’ai jamais vraiment eu ce problème. Mon vrai gros problème, c’était le sucre. Pour le café, j’arrive à gérer, ce n’est pas un problème. Donc, maintenant, mon corps passe par des changements et j’en ai vraiment, vraiment, conscience, je peux les ressentir qui se produisent en moi.

Donc, cette sorte de jeunesse est une accumulation… quand vous vivez plus dans l’instant, si vous êtes entièrement dans l’instant, vous êtes en dehors du temps linéaire. Parce que le temps linéaire ne se trouve jamais dans l’instant. L’instant est un temps sphérique. Si bien que si vous vivez de plus en plus dans l’instant, vous ne vous faites jamais de soucis, vous ne vous stressez jamais, vous ne critiquez jamais, vous ne vous mettez jamais en colère… toutes ces choses consument votre énergie et elles font vieillir le corps. Elles font vraiment vieillir le corps. Donc quand vous traitez le corps comme votre propre Amour et que vous Aimez votre corps, que vous le traitez avec respect et que vous lui parlez… par exemple vous pourriez lui dire : « Et si on prenait cette crème brûlée ? » et votre corps vous répond doucement : « Ce n’est pas une bonne idée ! » … et vous la mangez quand même. Dans la nuit, vers trois heures du matin, vous réalisez qu’effectivement, il avait raison, ce n’était pas une bonne idée.

PK Michael, il y a des enseignants d’un monde plus élevé qui disent que je ne suis pas le corps.

MR Bien sûr que vous n’êtes pas le corps. Mais ce corps est le temple de votre Esprit. Vous êtes une âme. La plupart des gens disent qu’ils sont un corps/une personnalité avec une âme. Comme si l’âme était un sac à main. Alors qu’en fait, vous êtes une âme immortelle avec un corps physique. Et ce corps physique est le véhicule de l’âme que vous êtes. Et ce véhicule a besoin d’être respecté. L’un des paradoxes, et l’un des pièges de notre époque- c’est mon observation -, c’est que nous somme des êtres holistiques. Tout le monde serait d’accord avec ça. Et l’illumination devrait être holistique, mais on peut devenir éveillé spirituellement et pourtant ne toujours pas savoir ce qu’est l’Amour inconditionnel et ne toujours pas être dans l’équilibre émotionnel. Je peux vous en citer quelques-uns qui se sont trouvés là, éveillés, et qui en sont revenus. Mais je ne vais pas le faire, ce n’est pas nécessaire. Pour moi, quand j’ai connu l’éveil spirituel, pendant deux ans, je suis resté assis sur ce que j’appelle le Plateau de la Complaisance de l’Éveil. Il y en avait quelques-uns avec moi là-haut. Mais c’est un peu ennuyeux donc je me suis dit que je ferais mieux de redescendre. Alors je suis redescendu et j’ai réalisé qu’en réalité, je venais juste de quitter le jardin d’enfants. Voilà, j’ai connu l’éveil et me voilà juste sorti du jardin d’enfants. Alors maintenant je vais passer à l’école primaire donc j’ai intégré l’école primaire. Pas l’école secondaire, celle-là, elle n’existe pas dans notre réalité, il faut aller dans une autre dimension. Alors je considère qu’aujourd’hui j’en suis au cinquième niveau de l’école primaire. Je n’ai aucune idée du moment où je passerai au septième, je n’essaie pas de faire quoi que ce soit de particulier. J’Aime être Moi. Et cela me semble être suffisant.

PK Donc, l’illumination, c’est le commencement ? Ce n’est pas un aboutissement…

MR Ce n’est pas du tout un aboutissement et les gens qui disent, en blaguant, que c’est la fin, ceux-là n’ont jamais été éveillés. J’ai continué et je suis arrivé au point de l’Amour inconditionnel. Et pour moi, l’Amour inconditionnel a été plus puissant que l’Éveil. L’Amour inconditionnel, je me suis trouvé consumé par mon Amour pour moi-même, j’ai réalisé que j’Aimais toute l’humanité et, assez honnêtement, c’est la raison pour laquelle je fais ce que je fais. Vous voyez, quand vous Aimez inconditionnellement, il n’y a plus rien de personnel. Alors, bien entendu, j’ai une femme adorable et il y a là un certain degré d’émotion. Mais tout le monde croit que l’Amour est une émotion. Or l’Amour n’est pas une émotion. Il ne l’a jamais été et ne le sera jamais.

PK Alors qu’est-ce que c’est ?

MR L’Amour est le Pouvoir de la Création. Quand vous vous Aimez vous même, vous recréez, vous vous recréez à l’image de l’Amour. Et quand vous Aimez d’autres gens, votre énergie les affecte et j’observe des gens qui participent aux séminaires intensifs – en particulier ces temps-ci quand je me donne complètement au processus – et dont les vies sont transformées. Ils m’écrivent et ils me disent que j’ai changé leur vie entière. Je leur réponds en leur disant merci, mais je ne change pas leur vie, ce sont eux qui le font. Je leur montre la manière qui rend les choses possibles. Si vous êtes dans une pièce sombre, je peux mettre le doigt sur l’interrupteur mais je n’ai pas le droit de le pousser, je ne peux pas faire ça… chacun doit allumer la lumière pour lui-même.

Alors, cette expérience d’Amour inconditionnel a été pour moi quelque chose de monumental et à l’instant où je l’ai connu, cela a équilibré mes émotions. Donc je n’ai plus d’émotions en déséquilibre. La plupart des gens contrôlent leurs émotions. Moi, j’enseigne l’équilibre émotionnel. Si vous équilibrez vos émotions, ça marche. Je suis connu en tant qu’enseignant spirituel et j’ai fini par accepter ça après 15 ans de rejet. Mais pour moi, il y a deux manières de vivre, une qui marche et une qui ne marche pas. Et, sérieusement, environ 94 % des gens vivent leur vie d’une manière qui ne marche pas. Il n’y en a que 6 % qui vivent d’une manière qui fonctionne. Alors si vous faites partie des 6 %, vous n’êtes absolument pas intéressé par le succès – le succès est quelque chose qui n’existe pas, pas plus que l’échec, ce sont des concepts humains et vous pouvez bien être multimillionnaire d’une façon qui ne marche pas et tout le monde dit de vous que vous avez de la réussite. Un peu comme Trump qui est une personne extrêmement riche mais il n’est pas un modèle de ce tout le monde devrait être. Vous commencez à voir ce que donne le succès… les riches qui meurent misérables, seuls, isolés, ils ont des problèmes émotionnels, ils ont des maladies physiques dans leur corps. Nous sommes conçus pour être conscients, nous sommes conçus pour avoir nos chakras ouverts, nous sommes conçus pour avoir un corps en bonne santé. Une de mes manières d’expliquer ça dans un séminaire intensif donne ceci : nous vivons dans la dualité. Je ne vis plus dans la dualité. Mais la plupart des gens y sont. Alors, souvent, la question se pose : qu’est-ce que la dualité ? Il y a ce mot anglais que vous connaissez peut-être : individuality [individualité]. Et je le tords un peu pour le transformer en : un-divided-duality [dualité non divisée]. Même mes traducteurs arrivent à faire passer cette idée, maintenant. Et voici la division : nous avons d’un côté le physique et mortel, le corps, ce que nous voyons, et de l’autre côté le métaphysique et immortel, le métaphysique incluant votre mental et votre émotionnel. Les gens qui ont de la réussite d’une manière qui ne fonctionne pas placent au moins 94 % de leur énergie dans le physique et le mortel. Et, en étant excessivement généreux, peut-être 6 % dans le métaphysique et l’immortel. Personnellement, je les équilibre. Je vis le physique et le métaphysique de manière égale si bien que j’ai retiré la division de la dualité. Donc je ne vis plus dans la dualité.

PK Est-ce que cette non dualité a des qualités ?

MR Vous voulez dire est-ce que je peux la goûter ?

PK Les gens disent qu’on ne peut que la leur montrer mais est-ce qu’ils peuvent en faire l’expérience ?

MR Bien entendu, les gens peuvent en faire l’expérience. Sinon, qu’est-ce que je ferais là en tant qu’enseignant ? Toute l’idée d’être enseignant consiste à dire que, ce que je suis, ils peuvent le devenir. Je ne pense pas être particulièrement spécial mais, d’un autre côté, je ne suis certainement pas normal. Comme je le disais, être normal, c’est une sentence de mort, de nos jours. Vous ne voulez pas être normal. Si vos enfants vous disent : « Qu’est-ce qui ne va pas avec toi, Papa ? Tu n’es pas normal. » Il faut leur répondre : « Redis-moi ça, c’est adorable, redis-le moi, je ne suis pas normal ! » Donc bien sûr, cette non dualité a des qualités. Elle a la qualité de bien-être d’une manière qu’on ne peut pas imaginer, elle a une qualité de certitude que personne ne peut même comprendre, elle a une qualité de clarté, de clarté absolue. Beaucoup de gens se demandent quel est leur but et donc, dans la non dualité, vous avez maintenant un sens de votre but au-delà de ce qui est imaginable… dans le sens où il n’y a strictement aucun but, le but d’être se suffit. Le but de l’Amour est suffisant.

Vous savez, nous avons Une énergie humaine. La physique quantique nous dit que si nous retirions l’espace à l’intérieur de tous les atomes de chaque être humain, toute l’humanité pourrait tenir dans le volume d’un morceau de sucre. Il y a Une seule humanité. La manière dont je vis ma vie, la manière dont Eckhart Tolle vit la sienne, ainsi que les autres personnes de ce calibre et qui ne sont pas nombreuses, la manière dont nous vivons notre vie affecte toute l’humanité. Personne ne va se lever pour dire merci mais cela affecte toute l’humanité.

PK Vous avez dit une fois que vous étiez réticent à l’idée de vous présenter en disant : « Voilà, je suis Michael et j’ai quelque chose de magnifique à partager ! » Vous ne faisiez pas beaucoup de publicité pour votre enseignement.

MR C’est vrai. Pendant une quinzaine d’années, j’étais un enseignant spirituel réticent.

PK Comment cela se fait-il ?

MR Parce que je n’avais pas l’Amour.

PK L’Amour pour ?

MR Pour l’humanité. Pas comme aujourd’hui. Beaucoup de gens sont ce que j’appelle de bonnes personnes. Être une bonne ou une mauvaise personne ne m’intéressait pas. Je voulais simplement être moi. Et pour être moi, vraiment pour être moi, à cette époque-là, je serais resté à la maison sur mon terrain et j’aurais planté des arbres fruitiers, j’aurais cultivé mes 5 acres, j’aurais été complètement autosuffisant et j’aurais dit tout va bien, le monde peut continuer à tourner. Mais un jour, quelque chose s’est passé. Un petit Être m’a dit : « S’il n’y avait pas de fleurs, s’il n’y avait pas d’abeilles pour polliniser les fleurs, qu’est-ce qui se passerait ? » J’ai répondu. « Et bien, il n’y aurait pas de fleurs. » Alors cet être m’a dit : « Est-ce que ce serait parfait ? » Et j’ai répondu : « Oui, ce serait parfait ! » Mais j’ai compris où il voulait en venir. Le fait est que j’aime les fleurs. Alors c’est encore plus parfait s’il y a des abeilles. Et le message qui m’était adressé, c’était d’aller polliniser les fleurs humaines avec la Vérité et l’Amour. Je pouvais les polliniser avec la Vérité mais je n’avais pas encore l’aspect Amour. Et puis, une fois que j’ai eu fait cette extraordinaire expérience d’Amour inconditionnel et de quelque chose que j’ai fait dans un instant et qui était un acte total d’Amour inconditionnel, alors, j’ai réalisé que j’allais garder ça pour toujours et en cet instant-là, cela m’a transformé de nouveau et je suis devenu la personne que je suis aujourd’hui.

D’une certaine manière, je suis content de ne pas avoir été connu dans les premières années parce que j’étais une personne très, très, différente. Et quand une panthère a des taches, on ne peut pas les changer. Alors le monde n’a pas eu à me connaître en tant que panthère avec des taches, il me connaît en tant que celui que je suis aujourd’hui. Et la personne que je suis aujourd’hui commence à être bien plus connue. Et c’est bien comme ça. Donc tout marche à la perfection. Si vous pouvez voir la perfection. Je n’ai aucune hâte, je vais vivre longtemps et je pense que quand j’aurai largement dépassé les 100 ans les gens viendront en disant qu’il faut vraiment aller écouter ce type, il a largement dépassé les 100 ans et il a l’air d’en avoir 70… et il faut le voir de ses propres yeux. Peut-être que je rêve mais je soupçonne que non.

PK Vous parlez toujours de vous comme une personne. Dans certains cercles, il est dit que ça n’existe pas, une personne.

MR Vous savez, je n’ai jamais étudié ce genre de choses. Donc si vous voulez m’en parler, je ne sais pas. Je suis un type simple qui regarde la vie d’une manière simple. Pour moi, les plus grandes Vérités sont les plus simples. Je suis un Magnifique Être Immortel d’Amour et de Lumière, Métaphysique et Multidimensionnel. Comme vous. C’est ce que nous appelons une personne, ça va pour moi.

PK Oui. Est-ce qu’une personne, selon votre sens, se divise ? Il y a plus de personnes, vous êtes une personne, je suis une personne, il y a des personnes…

MR Il y a une personne.

PK Une personne ?

MR Oui. Et au bout du compte, il n’y a pas une personne, il y a un univers. Et la personne est l’univers. Il faut dépasser la notion de personnalité pour réaliser que vous n’êtes pas seulement une personne. On retourne à la notion d’individualité, à la dualité non divisée, au Un dans le Tout – et beaucoup de gens ressentent ça – et au Tout dans le Un – que peu de gens ressentent – et puis au Tout dans le Tout – très peu de gens en sont là.

PK Alors est-ce que je me parle à moi-même en ce moment ?

MR (rit) Je vous laisse décider de ça. Mais oui, d’une certaine manière, c’est ce que vous faites. C’est quelque chose que je dis souvent, toutes les personnes que vous rencontrez, celles qui sont désagréables, vous invitent à regarder la partie de vous que vous traitez désagréablement. Et quand vous vous traitez avec révérence, avec Amour, avec un profond respect, vous découvrez que les gens autour de vous, les gens qui entrent dans l’orbite de votre vie, ont la même attitude et la même énergie. Ça marche vraiment comme ça. Mais, vous voyez, je ne peux pas dire dans une interview tout ce que je dis dans mes séminaires intensifs. Donc je ne vais pas toucher à ce sujet plus en profondeur.

PK Est-ce que nous pourrions nous appeler respectivement des miroirs ? Est-ce que vous me reflétez ce que je porte ?

MR L’analogie du miroir est une bonne analogie. Mais cela va au-delà du miroir. Le simple fait est qu’il n’y a qu’Une seule humanité. Le simple fait est qu’il n’y a rien en dehors du Soi. Le Soi que vous êtes, il n’y a rien en dehors de ça. Quand vous regardez vers l’extérieur, ce que vous voyez est une illusion créée par un esprit de masse et maintenu par la subconscience. Nous avons un choix à faire. La masse vit de manière subconsciente. Bruce Lipton, le biologiste américain connu, dit que 94 % de l’humanité vit subconsciemment. J’aimerais bien bavarder avec Bruce Lipton un jour, parce qu’il a raison à ce sujet, mais nous ne sommes pas conçus pour vivre subconsciemment. Tout dans la Nature vit consciemment, absolument tout. Donc nous sommes conçus pour être conscients mais, il y a très, très, longtemps, nous avons glissé lentement dans le marécage du subconscient. Le subconscient n’a pas inventé le nouveau, il a inventé l’astuce. Si bien que nous sommes devenus de plus en plus astucieux intellectuellement. Mais notre astuce intellectuelle nous permet de polluer toutes les rivières ( il y a des centaines d’années, vous auriez pu boire dans n’importe quelle rivière en toute sécurité – peut-être pas la Tamise ni les fleuves de grandes villes – mais aujourd’hui, même dans la campagne, vous ne pouvez pas faire ça non plus), on m’a dit qu’en 2050, les océans seront pratiquement morts, et c’est l’astuce intellectuelle qui permet tout ça. L’astuce intellectuelle permet que des technologies que nous avons créées fassent qu’en passant à côté de vous, on peut effacer/pirater une puce électronique, ce qui crée des gros problèmes. Et puis si, par exemple, le pôle Nord et le pôle Sud inversent leur polarité, nous n’aurions plus d’électricité… un homme dans désert de Kalahari dirait : « Tiens, il s’est passé quelque chose ? » Mais le reste de l’humanité courrait dans tous les sens en hurlant, mourant par millions, parce que nous nous sommes placés dans un tel état de dépendance technologique. Ce que vous êtes en train de pointer sur moi [le micro], est-ce que vous savez comment ça marche ? Est-ce que vous pourriez le recréer ? Est-ce que vous pourriez faire ça ? Parce que moi, je serais incapable ! Je ne sais même plus comment ma voiture fonctionne, c’est un ordinateur sur quatre roues ! Il fut un temps où je savais comment ça marchait, une voiture. Mais aujourd’hui, je suis complètement dépassé. Donc nous avons créé une technologie dont seuls très peu d’entre nous savent comment elle fonctionne. Autrement dit, nous avons déplacé notre dépendance à l’extérieur de nous. Nous ne dépendons plus de nous-mêmes. À l’époque paléolithique, nous pouvions compter sur nous-mêmes. Et à cette époque-là, notre glande pinéale faisait la taille de l’œuf d’un petit oiseau. Aujourd’hui, en ne comptant plus sur nous-mêmes, nous en sommes arrivés à abandonner notre spiritualité à des religions ! Et donc nous avons une spiritualité en deuxième main. Aujourd’hui, en moyenne, notre glande pinéale a rétréci pour faire la taille d’un grain de riz. Et au fur et à mesure qu’elle rétrécit, on trouve maintenant à l’autopsie, dans des cas de démence, que la glande pinéale est atrophiée. Il n’y a aucune énergie dedans. Et il y a un nouveau cas de démence qui se déclare aujourd’hui toutes les sept secondes. Toutes les sept secondes, dans le monde occidental, il y a un nouveau cas de démence. Dans le tiers-monde, personne ne tient de comptes. Cela se passe beaucoup dans le monde occidental. Et puis nous avons aussi un nouveau diagnostic de cancer toutes les minutes. Avec une mort de cancer toutes les trois minutes et demie. La science médicale dit que cela va être deux fois pire dans les 20 années à venir. Tout cela est à mettre sur le compte de l’astuce intellectuelle.

PK Qui faut-il blâmer ?

MR Personne n’est à blâmer.

PK Mais il faut bien que je blâme quelqu’un…

MR …Exactement ! Voilà encore un autre jeu que nous jouons. Le blâme. Je vais vous dire une Vérité. Et si vous la conservez dans votre vie, cela va vous emmener dans une bonne direction : “En chaque instant de votre vie, vous créez la direction et le contenu de chaque instant de votre vie.” Cela ne s’arrête jamais. Cela ne s’arrête absolument jamais. Les plus de 40 000 maladies que nous avons, d’où viennent-elles ? De la conscience humaine. Elles sont la manifestation de plus de 40 000 sortes de discordes, de soucis, d’anxiétés, de rage, de colère et ainsi de suite. Les lapins ne sont pas très créatifs, ils ne connaissent pas plus de 20 maladies.

PK Alors, ce mécanisme consistant à blâmer… j’ai toujours dit que c’était une société capitaliste qui me rend misérable parce qu’elle me dit que je dois porter telle sorte de chaussures, avoir ce genre de montre, cette voiture.

MR Mais vous voyez, vous ne faites que jouer le jeu. Vous allez dans son sens. Par exemple, si vous devez vous acheter un pantalon, vous ne pouvez que vous acheter un pantalon à la mode parce que c’est cela qu’ils vendent. Moi je joue aussi ce jeu-là parce qu’il n’y a rien que je puisse faire contre ça.

PK Mais cela ne vous rend pas complet.

MR Pour moi cela ne fait aucune différence.

PK Cela ne change rien à votre sens du Soi ?

MR Non. Ça ne change rien à mon sens du Soi. Honnêtement, je ressens que je suis l’univers. Je peux m’asseoir, si je le choisis, et écouter la galaxie, écouter l’univers. Je ne fais pas cela souvent mais en fait, ils ne communiquent pas en disant : « Salut, Michael, comment ça va aujourd’hui ? » L’univers ne communique pas comme ça. Il y a une énergie qui vient, qui est l’immensité et l’éternité et on peut se perdre là-dedans. Nous avions fini un séminaire intensif en Angleterre et j’avais emmené les participants dans un exercice guidé. J’y suis entré très profondément parce que je n’ai pas besoin de traducteur et donc j’ai pu y aller moi-même profondément. Je me suis retrouvé, non pas en tant que Michael mais en tant qu’un Être qui s’approchait de l’éternité. Et soudain je me suis retrouvé au-delà de l’univers – au-delà de cet univers, il paraît qu’il y près de 490 milliards d’univers et le nôtre n’est que l’un d’entre eux – donc je me suis retrouvé complètement ailleurs et l’expérience a été si vaste que mon corps émotionnel s’est trouvé surchargé. Je n’ai pas pu la gérer émotionnellement. Je considère que je suis plutôt équilibré émotionnellement mais là, la surcharge était vraiment énorme. Et j’ai commencé à pleurer. J’ai dû quitter la pièce avant la fin de la session (nous avions encore 10 minutes pour arriver à la pause) et je suis monté dans ma chambre en pleurs à cause de la surcharge émotionnelle dans cette connexion non avec quelque chose qui n’est pas plus vaste que je ne suis, mais avec cet aperçu de l’immensité que je suis et que vous êtes, que nous sommes en réalité. J’ai réalisé que je ne pourrai probablement pas gérer cela avant d’arriver dans le sixième niveau de l’école primaire. Mais c’était merveilleux. Occasionnellement, je m’assois en extérieur et je touche à la périphérie de cela. Mais cette fois-là, je suis allé un petit peu au-delà de la périphérie. Donc l’univers, quand il communique avec vous, ne le fait ni télépathiquement ni avec quoi que ce soit, c’est une “entièreté”. En fait il n’y a pas de langage qui puisse décrire cela.

PK Est-ce qu’il vous est déjà arrivé dans le passé de réaliser que c’était trop ? Que vous alliez devenir fou ?

MR Non. En fait, c’est quand je regarde le monde que j’ai peur qu’il ne devienne fou. Non. Je sais ce que vous voulez dire. Il y a eu des moments, il y a bien longtemps, au début de mon chemin de développement, où j’ai pensé que j’allais devenir fou. Et en fait je réalise que c’est parce que je résistais. Je résistais à une plus grande réalité. Je voulais une réalité dans laquelle je puisse être normal. J’étais assis près de la rivière, entouré d’une quarantaine de personnes, et j’écoutais des arbres qui me parlaient, la rivière qui me parlait. J’écoutais et puis j’ai regardé autour de moi et je me suis dit que je devais être la personne la plus seule de la planète à cet instant là. Parce que personne d’autre ne pouvait entendre cela. Ce genre de choses a continué et j’ai commencé à vraiment sentir que si cela continuait, j’allais devenir fou. Et puis il m’est venu à l’idée que la seule chose à faire était d’accepter. Rien de plus. Tout se résume à la résistance. J’ai avancé jusqu’au point d’acceptation. J’étais assis sous un arbre, une fois, j’avais les yeux fermés et puis j’ai vu apparaître devant moi une énorme bouteille, un peu comme une bouteille de champagne, alors j’ai tendu la main pour l’attraper et j’ai enlevé le bouchon. Il est sorti de là une espèce de corps de lumière en fumée, de forme humaine. Il a flotté devant moi et puis il est entré en moi. Et ce jour-là, j’ai su que je ne serais plus jamais le même. J’avais libéré mon potentiel métaphysique. Que j’avais gardé sous contrôle en tant que fermier pragmatique. Tamisé, enfermé. C’est comme si j’avais laissé le génie sortir de la bouteille. Très rapidement après cela, je me suis soumis à la vie telle qu’elle se présentait à moi. Tout le monde a autour de lui des frontières et des limites qui sont émotionnelles et mentales. Quand les gens prennent des drogues, ils dépassent ces frontières. Des drogues psychédéliques. Ils dépassent leurs propres frontières et leurs propres limites. Le problème est que, quand ils reviennent, ils se retrouvent un petit peu plus loin que quand ils avaient commencé. Je n’ai jamais pris aucune de ces drogues. Mais très progressivement, j’ai repoussé mes limites mentales et émotionnelles de plus en plus loin, ceci sur l’incitation de mon enseignant personnel. Alors, de toute évidence, il y a une frontière. Parce que quand j’ai touché l’éternité pendant cet instant dont je parlais, mes émotions sont remontées. Donc j’ai de toute évidence touché les limites de mes émotions. Mais je ne pouvais pas voir cette limite, Et je suis en accord avec cela.

PK Vous parlez du cerveau gauche et du cerveau droit. Quelle est la principale différence ?

MR La différence est incroyable. C’est immense et il y a de nombreux livres écrits à ce sujet. Mais, autrefois, je n’en avais aucune idée. Je suis né avec un cerveau droit dominant. Je suis allé à l’école et comme dans la plupart des écoles, c’était un monde où le cerveau gauche est dominant. On dit que ceux qui sont gauchers ont un cerveau droit dominant mais ce n’est pas vrai, seulement 60 % d’entre eux ont un cerveau droit dominant. Dans ma classe, il y avait un seul gaucher et je ne sais pas si son cerveau droit était dominant. Et je suis marié avec une femme qui a un cerveau droit dominant. Nous voyons le monde avec des lunettes teintées de rose. Nous voyons la vie comme magnifique, nous la voyons parfaite, ni l’un ni l’autre ne nous faisons de soucis, nous ne connaissons pas l’anxiété.

Donc, la différence est que le cerveau gauche touche à la survie. Il est très compétitif. Il connaît la peur. La peur vient du cerveau gauche. Le cerveau droit n’a aucune relation avec la peur, du tout. Il n’y a pas de compétition chez les gens qui ont un cerveau droit dominant, il n’y a pas de peur et il n’y a aucun besoin de survie. Je suis un être immortel… à quoi dois-je survivre ? Je vis depuis toujours et je vais vivre pour toujours. Je dois survivre à quoi ? Et j’enseigne en fait aux gens que s’ils sont dans une situation où ils courent avec la foule pour permettre à leurs corps de survivre, à ce moment-là, ils courent vers la répétition d’un autre cycle. Imaginons, par exemple, qu’un tsunami arrive. Si vous pouviez marcher en direction du tsunami et dire : « Je choisis l’Amour ! », il est probable que vous perdriez votre corps. Mais vous n’êtes pas votre corps. Vous êtes un être immortel. Si bien qu’en marchant dans la direction du tsunami, en choisissant l’Amour, même si vous êtes terrifié mais que vous continuez à marcher dans sa direction avec courage, quand le tsunami serait passé, vous seriez dans une réalité de cinquième dimension. Vous auriez transcendé la réalité de troisième dimension. En fait, pas uniquement la réalité de troisième dimension mais de la troisième et de la quatrième. La seule chose de vous qui soit tridimensionnelle, c’est votre corps physique. La partie de vous qui me pose des questions vient de votre aspect de quatrième dimension. Et vous vous en sortez plutôt bien, d’ailleurs !

PK Eh bien merci ! Mais elle est invisible.

MR Oui, on ne peut pas la voir. En fait, vous pouvez toujours la voir. Mais pour nos yeux physiques, nous ne pouvons voir que ce qui a une fréquence inférieure à celle de la lumière. Et si la fréquence est plus élevée, alors nous ne pouvons pas voir. Il y a, sur cette planète, plus de vie ayant une fréquence plus élevée que la fréquence de la lumière qu’il n’y a de vie ayant une fréquence moins élevée que la fréquence de la lumière. Et comme personne ne la voit, alors on dit que ça n’existe pas.

PK Est-ce qu’on pourrait dire que la quatrième dimension, c’est ce que les gens appellent intuition ?

MR L’intuition en fait partie. Si je vous demande de me montrer votre intuition, vous ne pouvez pas. Alors cela veut dire que l’intuition fonctionne sur ce niveau de quatrième dimension. Absolument.

PK Et vous êtes en contact avec cela 24 heures par jour ?

MR Pratiquement, oui. Mais je vis aussi au niveau physique. J’ai réussi à faire l’équilibre entre tout cela. Et je fais de mon mieux pour enseigner cela. Et je commence à devenir assez bon !

PK Vous avez aussi écrit plusieurs livres à ce sujet ?

MR J’ai écrit plusieurs livres, à propos de mes voyages métaphysiques.

PK Est-ce que ces livres sont pour tout le monde ou bien seulement pour les gens courageux ?

MR En fait, pour être honnête, je ne pense pas qu’ils soient pour tout le monde. Ils ne sont pas pour les sceptiques à cerveau gauche. Ceux-là se demanderont simplement ce que j’ai bien pu fumer. Mais ils sont définitivement pour tous ceux qui ont un esprit ouvert et qui se posent des questions. Comme la vie, qu’est-ce que c’est ? Ces gens augmentent en nombre quotidiennement. De plus en plus de gens sortent du “les choses sont comme ci ou comme ça” pour aller vers “comment est-ce ?”

Parce qu’en fait, la religion, c’est nous qui avons créé la religion, donc il n’est pas possible de regarder la religion et de la blâmer… même les Illuminatis, vous ne pouvez pas les blâmer parce que c’est nous qui les avons créés. Si l’humanité, globalement, n’avait pas une conscience de victime, alors il n’y aurait personne pour la persécuter. Je n’ai pas une conscience de victime alors je ne suis pas persécuté. C’est sûr, ils peuvent décider le montant que je vais payer pour mon essence, pour la nourriture et ces choses-là… mais pour ce qui concerne ma croissance en tant qu’Être, même s’ils me mettaient dans une prison, il n’y a rien qu’ils pourraient faire contre moi. Comme pour Nelson Mandela. Il est entré en prison, très en colère, et avec des bonnes raisons, on pourrait dire que c’était une colère juste. Mais l’homme qui est ressorti de prison, c’était un homme très différent, pas un homme cassé mais un homme “fait”. Un homme qui voyait l’humanité différemment, qui voyait la réconciliation. Et puis probablement, mais je n’en suis pas absolument certain, il était éveillé jusqu’à un certain point. Il a recherché la réconciliation, son cœur était dans l’Amour. C’est la prison qui lui a offert cela, elle ne pouvait pas l’enlever. Je connais un homme qui se trouve dans le couloir de la mort et lui aussi a trouvé l’Amour. C’est une manière dure de le trouver.

PK Une dernière question, le libre arbitre. C’est quelque chose de quoi j’aime parler. Les gens qui m’entourent aiment beaucoup ce sujet aussi. Est-ce que c’était mon libre arbitre pour moi de venir vous parler en Belgique ou bien cela devait-il se produire ou bien est-ce que c’est juste les circonstances ? Avez-vous un point de vue là-dessus ?

MR Je dirais, ne soyez pas trop dogmatique sur l’une ou l’autre de ces choses parce qu’elles ont toute leur propre vérité. Comment avoir le libre arbitre quand on est dans une boîte ? Quand vous avez une croyance, à quel point êtes-vous libre de décider ? Je vais vous donner un exemple : il y a de nombreuses années en arrière, je donnais une conférence à Brisbane, en Australie. Il fallait que j’apprenne quelque chose dans cette histoire. Quelqu’un est venu me voir à la fin et m’a dit : « Je suis tellement content que vous soyez encore un chrétien ! » Et j’ai dit : « Vraiment ? En fait, je ne savais pas que je l’étais. Je savais que j’avais laissé tomber tout ça mais je ne savais pas que je l’étais encore. » « Oh, mais vous étiez tellement chrétien dans votre conférence ! » Donc il avait quasiment entendu à partir de sa boîte chrétiennes. Et puis il y a quelqu’un d’autre qui est venu me voir et qui m’a dit : « Ouah, vous est un disciple de Krishnamurti, n’est-ce pas ? » « À vrai dire, non. J’ai un énorme respect pour Krishnamurti mais je ne l’ai jamais rencontré, j’ai lu un ou deux de ses livres, je ne l’ai jamais écouté. » Je ne suis pas un disciple de Krishnamurti mais cette personne m’a entendu depuis sa boîte Krishnamurti. Et puis un autre est venu me voir : « Ah, vous êtes un adepte de la PNL ! » Je n’avais aucune idée de ce dont il voulait parler, je pensais que c’était un nouveau parti politique. Alors qu’en fait il s’agissait de la programmation neurolinguistique. J’ai dit que j’étais désolé, que je ne savais pas ce que c’était. Alors il m’a dit : « Mais c’est de ça que vous avez parlé ! » Il y en a un autre qui est venu avec autre chose. Mais, en fait, voilà ce qui s’est passé : chacun est venu me parler depuis sa propre boîte. Et c’est alors que j’ai réalisé que je faisais la même chose. Alors j’ai dit merci, voilà une belle leçon. Si bien que, aujourd’hui, la question que vous posez est une question vraiment très intéressante. Nous vivons dans nos boîtes, forgées de croyances, enfin c’est comme ça pour la plupart des gens. Quand vous en sortez complètement et que vous n’avez plus besoin de croyances, alors seulement vous avez un certain degré de liberté pour choisir. Et quand j’ai eu quitté toutes mes boîtes, j’avais déjà décidé d’être qui je suis aujourd’hui, le choix avait déjà été fait. J’avais passé 15 ans à rechigner et à être réticent. Et seulement après que ma femme soit décédée, j’ai fait l’expérience de l’Amour inconditionnel. Après, j’ai regardé tout ça et j’ai ri… et ri… j’ai réalisé que je n’avais pas de choix, que maintenant que je pouvais choisir, je n’avais pas de choix. Le choix de ne pas choisir, c’est le choix que je ferais.

Mais pour ce qui est de la majorité de l’humanité, en ce moment, nous sommes à une époque intéressante. À la fin de 2012, la fréquence a changé. Je pourrais l’expliquer, mais ça n’a pas d’importance. La fréquence a changé, et elle s’est élevée. Nous arrivons pratiquement à la fin du cinquième cycle de l’humanité. Chaque cycle dure environ 200 000 ans. Et à chaque fin de cycle, il y a un changement de fréquence. Ce qui veut dire que chacun va devoir prendre une décision : est-ce que je me recycle une fois encore pour recommencer un cycle de 200 000 ans de ce genre de réincarnations ou alors est-ce que j’avance ? Donc nous avons tous le choix. Ainsi, ceux qui sont ouverts et qui vont dans le sens de l’Amour, dans le sens de la compassion et de l’intérêt pour l’humanité, ceux-là iront dans une direction. Ceux qui souhaitent survivre, qui sont dominés par la peur, vont aller dans une autre direction. La plupart des gens ne savent pas ce qui se passe ou ne font pas de choix. Cela, c’est le choix du déni de soi. Donc même si nous ne choisissons pas, nous choisissons. Et même si nous n’avons pas de croyances, nous avons une croyance que nous n’avons pas de croyances.

PK Où les gens peuvent-ils venir vous rencontrer dans les six mois à venir, par exemple. Est-ce que c’est indiqué sur votre site Internet ?

MR Pour les six prochain mois, je dirais, allez visiter le site Internet michaelroads.com [Pour les francophones et dans les pays francophones, michaelroadsenfrancais.com] Et puis, dans l’immédiat, je pars pour les États-Unis. Ensuite je rentre à la maison et je vais faire un séminaire en Australie une ou deux semaines après. Nous allons au Japon en novembre. Et puis ce sera fini pour cette année. L’année prochaine, je fête mon 80e anniversaire en avril et ensuite nous partons pour une nouvelle tournée assez intense en Europe.

PK Il n’y a pas de fin en vue pour vous ?

MR Eh bien, ça dépend. Je n’envisage pas de fin, cela fait 25 ans que je fais cela et, si je regarde les 25 ans qui viennent, je me dis d’accord, on y va. Mais je pense qu’à ce moment-là, le monde sera complètement différent. Nous n’avons plus “pour toujours” devant nous. Je ne veux pas dire que ça va être la fin. Mais ce cycle se rapproche de sa fin et nous allons traverser une époque intéressante au cours des 20 à 30 prochaines années. Chaque être humain est en train d’être polarisé, qu’il ne sache ou non. Chaque être humain va être polarisé. Pour se diriger dans une direction ou dans l’autre. Et il n’y aura personne en suspens entre les deux. Il y aura une direction vers le doute, l’agression, la colère et la survie et il y aura une direction vers l’ouverture, l’attention, l’Amour, la compassion et le nouveau, là où la survie n’est plus à l’ordre du jour. L’Amour va les transcender. Tout le monde va être polarisé, y compris vous, mon cher ami.

PK Et je n’ai aucun choix là-dedans ?

MR Vous n’avez pas le choix. C’est exactement ça, vous n’avez pas de choix. Est-ce que c’était le destin ? Il n’y a pas de destin, pour rien. Rien n’est censé se produire et rien n’est pas censé se produire. Nous avons un langage pour parler de l’illusion. Mais nous n’avons pas de langage pour la Vérité.

PK Vous dites ça merveilleusement bien.

MR Alors vous devez vous débrouiller avec l’illusion pour lui donner une petite tournure, pour essayer de présenter la Vérité avec ses mots.

PK Nous arrivons au bout de cette interview. Y a-t-il certains points que vous aimeriez mentionner ?

MR Non. Puisque vous me donnez l’opportunité de passer un dernier message, je dirais : Dans chaque situation de votre vie, choisissez l’Amour ! Chaque fois que vous vous sentez confrontés, choisissez l’Amour et éloignez-vous. Chaque fois qu’il y a une dispute en cours, vous n’avez pas besoin de gagner, ça ne fait pas la moindre différence, choisissez l’Amour et éloignez-vous. Choisissez l’Amour. Au lieu de vous mettre en colère contre vous-même, choisissez l’Amour. Au lieu de vous critiquer, choisissez l’Amour. Choisissez l’Amour, ça marche !

PK Merci pour toute cette aide.

MR Avec plaisir !