Longévité

Nous vivons vraiment dans un monde de “lubies”, n’est-ce pas ? L’une des toutes dernières modes qui fait le buzz en ce moment est la longévité. Dans le monde du New Age, toujours un peu plus « décalé » que la réalité consensuelle, l’immortalité est la « vraie » mode. Et pas seulement ça, mais toute une masse de théories et de concepts sur la façon dont on peut y arriver.

Je ne me moque pas de ça. Je suis entièrement pour la longévité, et même l’immortalité physique, pour autant que ce soit avec une santé parfaite et dans un monde plus sain que celui dans lequel nous vivons actuellement. Il y a quelques semaines, j’écoutais une personne qui me racontait avec force détails comment il était possible de dépasser largement les cent ans à condition que vous vous assuriez que tous les dommages négatifs des radicaux libres soient restreints. Et il savait comment s’y prendre.

Et puis, juste aujourd’hui, j’ai lu comment les cellules cancéreuses pourraient détenir la clé d’une plus longue vie. Il semble que les cellules cancéreuses soient fondamentalement immortelles car, partout dans le monde, des cellules cancéreuses ont été conservées vivantes dans des laboratoires pendant des décennies. Apparemment une molécule présente dans les cellules cancéreuses, la télomérase, prévient la dégradation des télomères, ces capuchons protecteurs situés au bout des chromosomes, et on croit que c’est ce qui maintient les cellules en vie. La théorie dit que si les cellules pouvaient maintenir, à force de cajoleries, une quantité de télomérase contrôlée et régulée, nous pourrions profiter de vies massivement rallongées.

Cela semble certainement faisable et la recherche prend l’affaire sérieusement. De nombreuses personnes prennent quotidiennement une poignée ou plus de pilules et de tablettes en tant qu’aides et compléments pour une meilleure nutrition et une vie plus longue. Je crois que Barbara Cartland, auteur prolifique de romans à l’eau de rose, prenait quelque chose comme quatre vingt-dix de ces compléments tous les jours et elle écrivait et se portait encore bien au-delà de 90 ans, quand elle est décédée. Par ailleurs, il y a des rapports authentifiés que des paysans russes aient dépassé les cent ans de vingt ou trente ans sans avoir jamais vu une pilule, une tablette ni aucun complément nutritionnel.

J’ai lu quelques livres à propos d’une sérieuse longévité, certains fondés entièrement sur les faits scientifiques de ce que nous devons ajouter à nos régimes, certains fondés simplement sur un style de vie sain, et certains fondés sur la spiritualité. Tous contiennent de bonnes informations, utiles, et sont écrits pas des auteurs sincères et convaincus. Maintenant, loin de moi l’idée d’ajouter au débat sur la longévité parce que je ne suis pas assez âgé pour être une preuve vivante  -mais au fait, aucun de ces auteurs n’en est une-  mais j’ai vraiment quelques vues pertinentes sur la vie. Et la vie est la vie, qu’elle soit vécue pour une durée courte ou longue !

Il me semble que l’humanité, de façon générale, pense petit. Nous pensons en termes de jours, de semaines et même d’années, mais rarement en termes de dizaines d’années et de siècles. Autrement dit, nous avons des références de durée de vie court-terme au lieu de références de durée de vie long-terme. Peu importe combien vous allez vous supplémenter grâce à des tablettes et de la nourriture saine, penser court-terme crée une vie court-terme.  Globalement, nous nous attendons à une vie courte ! Nous disons que les personnes qui ont dépassé quatre-vingt dix ans sont vieilles. Mais elles ne sont pas vieilles, elles sont d’âge moyen si vous devez avoir une durée de vie raisonnablement longue. Vous n’entendez jamais de gens dire des choses comme : « Je prévois d’être capable de léviter avant mes cent trente ans et de me téléporter partout autour du globe avant mes cent cinquante ans. » Si nous aspirons sérieusement à la longévité, ou à l’immortalité, nous devons penser et planifier en terme des centaines d’années à venir, pas l’année prochaine ! En fait, nous entendons couramment exactement le contraire, surtout chez les médecins. « Mais bien sûr que vous avez quelques douleurs et que vous vous sentez raide dans vos articulations. Vous avez soixante-quatre ans maintenant, vous prenez de l’âge. » Cela vous semble familier ? Nous disons même aux gens : « Comment êtes-vous vieux ? » [NDLT : traduction littérale de l’expression anglaise pour « Quel âge avez-vous ? »] Ce que nous devrions dire est : « Comment êtes-vous jeune ? » Cela suggère qu’à quatre-vingts ans, vous êtes plusieurs fois plus jeune qu’une personne de vingt ans. Psychologiquement, cela ferait une énorme différence. Mais une telle chose ne se produira qu’avec une pensée long-terme, radicalement modifiée.

Il est malheureux que notre référence entière à la durée de vie humaine soit que cent ans, c’est vieux.  Nous parlons de la courte durée de vie des gens d’il y a des siècles en arrière, puis nous considérons nos dizaines d’années gagnées comme vivre plus longtemps.

Jetons un bref coup d’œil à cela. [Vous voyez ? Bref : une référence court-terme !] Beaucoup des gens riches, de gens nobles et de gens bien éduqués  -les mêmes pour la plupart-  des siècles passés vivaient des vies de pure gloutonnerie et de laisser-aller gastronomique. La constipation chronique était à l’ordre du jour. C’était ces personnes, qui pouvaient lire et écrire, qui ont écrit ce que nous appelons aujourd’hui notre histoire. Au fond, un petit nombre de personnes de la population trop gâtée a écrit l’histoire pour les quatre-vingt quinze pour cent des gens qui ne pouvaient ni lire ni écrire et qui étaient, de fait, incapables de rejeter l’authenticité de ce qui était écrit. Donc les durées de vie très courtes des quelques malades et constipés sont devenues les faits et l’histoire des très nombreux bien plus minces ! Cependant, il n’est pas besoin de beaucoup chercher dans les registres d’état-civil et dans les cimetières britanniques pour trouver qu’un grand nombre de gens, qui avaient assez de nourriture pour maintenir la vie, ont vécu aussi longtemps que nous, qui jouissons d’une bonne santé, vivons aujourd’hui.

La longévité est peut-être un nouveau mot à la mode, mais ce n’est pas une nouvelle réalité. C’est juste un concept inspirant qui dit que vous et moi  -étant donnée l’approche correcte-  pouvons vivre une vie plus longue. J’ai fait une conférence pour un groupe de personnes récemment, lesquelles avaient été emballées pendant quatre jours par des idées d’agriculture biologique, d’implémentation de techniques nouvelles et excitantes pour une meilleure santé, celle de leur terre et la leur. Des bonnes choses puissantes et qu’on ne doit pas renier. Cependant, tout se jouait dans le cadre d’une durée de vie court-terme.

En tant que conférencier d’après dîner, j’ai défié ce groupe. Je leur ai dit que s’ils voyaient leurs fermes sur un espace de temps de mille ans, la façon dont ils traitent la terre ferait peu de différence pour la Nature. Regardons les choses en face : la nature s’exprime à travers un espace de temps qui est immense. Nous regardons la Nature à travers des espaces de temps qui sont petits, mais c’est nous, ce n’est pas la Nature. La façon dont ils traitent leur terre en ce qui concerne les techniques et les pratiques de culture, sur juste une durée d’un millier d’années, est sans aucun impact mais… leur prise de conscience d’ « être avec » la terre, au lieu de simplement « faire à » la terre, aura un effet long terme global immense.

La conscience est la clé de la vie. La conscience est la clé pour « vivre » la vie. Pour vivre consciemment. Rare, très rare. Etre consciemment conscient de vivre consciemment votre vie  -c’est le lieu des miracles. Peu importe que nous utilisions le contrôle de la télomérase dans les cellules de notre corps, ou quelque autre « drogue miracle » qu’il reste encore à découvrir, peu importe quels compléments ou comment nous contrôlons les radicaux libres, tout cela ne tient pas plus que neige au soleil si nous pensons court terme, si nous agissons depuis un subconscient négatif et si nous n’avons pas de réel Amour pour nous-mêmes et pour la vie.

Personnellement, je pense que si nous devenons consciemment conscients, si nous pensons  dans une réalité au cadre temporel immensément expansé, si nous exprimons consciemment l’amour de soi, des autres et de la vie de notre quotidien, alors notre durée de vie peut être grandement allongée sans recours à aucune aide extérieure. Bien entendu, en tant qu’Etres métaphysiques, nous sommes déjà immortels… mais ça, c’est une autre histoire !

Dans l’Amour et la Lumière, Michael