Le Pardon

Le Pardon

Parmi les questions que j’ai reçues, il y en avait une au sujet du pardon, essentiellement parce que Jésus en stressait tellement l’importance. Alors voyons voir ce sujet du pardon.

Nous vivons des temps de changement, nous le savons, vous et moi. Mais dites-moi, réagissez-vous au changement planétaire qui est partout autour de nous en essayant simplement de suivre le changement ou être vous le noyau créatif du changement dans votre propre vie, en harmonie avec le changement planétaire ?  En d’autres mots, suivez-vous le changement ou êtes-vous aligné avec sa création ? Jésus est toujours identifié à la religion. Très peu de gens se réfèrent à Jésus en tant qu’homme, sans connotation religieuse. Jésus est associé au Christianisme et à tout ce que le Christianisme implique. Le « savoir » de Jésus, l’homme, allait bien au-delà de ses enseignements. Cela est vrai pour tout vrai enseignant. Comme je l’ai dit de nombreuses fois, la « Vérité n’est pas la Vérité pour quelqu’un si ce n’est pas le bon timing ». De la même façon qu’un enfant doit grandir jusqu’à un âge où la géométrie prend du sens, les adultes doivent « grandir intérieurement » jusqu’au point où la Vérité Universelle prend du sens. Et il en est de même avec le cycle du pardon. La religion Chrétienne met beaucoup l’accent sur le pardon à cause des enseignements d’il y a plus de deux mille ans. Ces enseignements étaient prévus pour rencontrer l’humanité là où elle en était alors. Il est sûr qu’en deux mille ans, nous avons fait plus que des progrès seulement technologiques. Nous autres humains sommes un étrange amalgame. Nous vivons en dichotomie constante d’avec notre potentiel. Juste un exemple : nous avons à notre disposition beaucoup de connaissance sur la santé et pourtant nous sommes des gens malades et mal portants. Pourquoi ? Parce qu’au niveau de la conscience, nous n’avons pas fait les changements requis. La connaissance intellectuelle de la santé n’est pas la santé. La connaissance doit être entièrement vécue, causant un changement intérieur/extérieur tel que cela devient notre réalité.

Si vous intellectualisez le changement, vous ne faites pas partie du changement. Vous êtes un badaud, un imitateur de ce qui semble changé. Un caméléon qui change sa couleur en passant d’une branche marron à une feuille verte déguise sa réalité, il ne change pas sa réalité. Si vous êtes le noyau du changement, vous devenez l’énergie de la branche, l’énergie de la feuille, pas une simulation. Il en est de même avec la Vérité. Si la Vérité n’est rien de plus que des mots prononcés et reçus, alors la personne qui reçoit intellectuellement s’adapte simplement à l’environnement des mots de la même façon que le caméléon s’adapte à l’environnement de l’arbre. Un enseignant sait et accepte cela. C’est souvent qu’une personne vient me voir pendant un Séminaire pour me dire qu’elle comprend ce que je veux dire. Puis, en quelques instants de conversation, elle me montre trop clairement qu’elle a à peine identifié les couleurs de mes mots et qu’elle a fait le coup du caméléon  -et elle est totalement inconsciente de ça. Mais je ne le lui indique pas non plus. On en revient à la Vérité et au timing  -et à une volonté d’entrer en territoire inconnu sans déguisement, sans camouflage… vulnérable.

Jésus a parlé de pardon et c’était la question de départ de cet article. Donc ayant fait un peu de travail préparatoire, concentrons-nous dessus. Si vous devez pardonner quelqu’un, il est évident que l’énergie juste avant était le blâme. Si, venant de votre éducation Chrétienne, vous décidez de pardonner à Saddam Hussein pour son traitement brutal des Iraniens dissidents selon ses règles, d’abord vous devez l’avoir blâmé pour la façon dont il les a traités. Le blâme vient, toujours, avant le pardon. Si vous ne blâmiez pas, le pardon n’existerait même pas en tant que concept. Le blâme précipite le pardon. Supposez que vous viviez votre vie tellement libre de critique, tellement libre de jugement, qu’en regardant les évènements mondiaux dans les medias, il n’y avait en vous aucune colère, aucune critique appuyée sur des croyances, aucune condamnation négative, simplement une ouverture et une réceptivité à la vie, sachant que chaque Etre humain crée sa propre réalité. Alors où serait le pardon ? Il n’y en aurait pas, il n’y en aurait pas besoin. Pas de blâme, rien à pardonner. Impossible diriez-vous et cependant, fondamentalement, je vis comme ça. Si je connais une vérité, c’est parce que je la vis. La Vérité non vécue est la Vérité non réalisée. Vous pouvez comprendre la Vérité intellectuellement mais cela n’a pas grand-chose à voir avec “savoir” la Vérité. Retour au caméléon  -changer de couleur ne change pas votre réalité ! Il y a deux mille ans, Jésus savait parfaitement bien que demander à une personne de ne pas blâmer aurait été comme lui demander de s’envoler. Alors il s’est contenté de ce qu’il y avait de plus proche  -le pardon. Malheureusement, deux mille ans plus tard, la religion qui fait respecter les mots de Jésus  -pas la réalité de Jésus-  est encore coincée dans le même sillon. Aujourd’hui, la religion Chrétienne patauge. Ce n’est pas par un manque d’intérêt de la part des gens, c’est parce qu’au lieu de faire venir, de conduire et de guider le changement dans la conscience humaine, l’Eglise avance en trébuchant dans un mode réactif, comme un chien réticent tiré par un collier étrangleur. L’Eglise devrait jouer le rôle d’initiateur dans la croissance humaine, enrichissant l’humanité de perspective et de sagesse. Nous pouvons blâmer et pardonner aussi longtemps que nous voulons jouer ce jeu particulier de l’illusion, mais rien ne se produit dans la conscience. Cela n’a pas plus ni moins de valeur que le caméléon qui change de couleur au fur et à mesure qu’il bouge à travers l’arbre. Mais, pourriez-vous demander, quelle est l’alternative ? Que puis-je faire qui me permette de grandir dans la conscience, d’embrasser la Vérité ?

Soyez averti que quand vous cherchez à embrasser la Vérité, votre vie est sur le point de changer brusquement. La Vérité et l’illusion ne se tiennent pas par la main. Elles ne peuvent pas occuper le même espace. Etes-vous sûr d’être prêt pour ça ? Dans votre vie va entrer un flux de croissance et de mouvement qui  va créer un boulevard nécessaire pour précipiter votre expansion intérieure. Et certaines de ces routes ne sont pas du genre que vous allez apprécier. Fondamentalement, plus vous faites appel à votre résistance à la croissance, plus le processus va être pénible. Plus vous êtes ouvert, vulnérable, non-attaché, plus le développement de la croissance de votre conscience sera facile. Je suggère que vous entamiez ce processus en lâchant le blâme. Vous n’avez sûrement pas besoin d’agir de la même façon que vous le faisiez il y a plus de deux mille ans. Vous avez sûrement grandi en conscience pour exprimer maintenant une plus grande Vérité dans votre vie. Lâchez une des habitudes du temps linéaire  -le blâme avec son camarade le pardon-  et démarrez un flux d’expansion entièrement nouveau et pleinement conscient  qui soit synchrone avec le changement et l’expansion. Et le nom de cette nouvelle expression est  -acceptation.

OK, donc quelqu’un vous traite mal ou votre perception est que vous avez été mal traité. Cela marche la main dans la main avec une piètre estime de soi ! Maintenant, au lieu d’une grande explosion de blâme suivie de la routine du pardon, vous allez regarder la situation différemment. Vous voyez, d’abord et avant tout, et comme toujours, que vous créez votre propre réalité. Donc « vous » êtes à l’origine de cette situation. Au lieu de la vieille routine de réaction, vous prenez une profonde inspiration et au moment où vous expirez, vous vous détendez. Vous laissez délibérément vos muscles physiques se détendre, puis vos muscles émotionnels puis les muscles de votre psyché. Vous  -vous tout entier-  vous détendez. Vous lâchez littéralement tous les attachements à cette question.

Si vous pratiquez ceci, vous allez graduellement trouver qu’il est impossible de blâmer, par conséquent vous n’aurez plus besoin de pardonner. FAITES cela, ne vous contentez pas de lire et de dire « Oh, c’est chouette. » FAITES-le, vivez-le, faites-en votre réalité. Devenez la croissance du changement au lieu de son opposition meurtrie. En faisant cela vous êtes déjà en train d’accepter une réalité toute différente. Maintenant vous allez réaliser que vous avez amené cette personne ou ces personnes dans votre vie précisément au bon moment pour appuyer sur votre bouton « changement et croissance ». Bien entendu, c’est ce qu’est la croissance. Avant, quand vous étiez maintenu dans l’illusion, ils auraient appuyé sur le bouton « réaction et blâme ».

De quelle façon allez-vous choisir de vivre ? Seront-ce les habitudes conditionnées, créées par des milliers d’années  -réaction et blâme-  suivies du baume illusoire du pardon, ou seront-ce le changement et la croissance, entrant dans la nouveauté du moment tandis que vous acceptez les travaux intérieurs vastes et merveilleux de la conscience humaine ? C’est votre choix. Le simple fait de faire ce choix est un triomphe au-delà de la réaction, parce que réagir, c’est abdiquer le choix. Au lieu du pardon, choisissez l’acceptation. Acceptez que la réalité, que vous créez et qui est votre vie, inclut tout. Tout ! Soit vous créez tout dans votre vie soit vous ne créez rien. Et la seconde possibilité est tellement évidemment fausse que vous pouvez la laisser tomber. Vous êtes créateur de votre vie toute entière : chaque incident, chaque drame, chaque maladie, toute la joie, tout l’amour, tout le bonheur  -tout est votre création. Si vous pouvez accepter cela intellectuellement comme la Vérité et qu’ensuite vous faites le saut quantique requis pour le rendre effectif en la vivant, en relâchant « tout » blâme  -et cela inclut le blâme contre vous-même-  alors, en conscience, vous transcenderez le cycle « blâme et pardon », et vous entrerez dans la plus grande réalité de l’acceptation. Vraiment, votre monde, votre vie, votre expression changeront. La vie cessera d’être la vieille réaction continuelle de blâme, atténuée par le pardon. A la place, vous expérimenterez une expression nouvelle et plus élevée de soi créée au sein de la dynamique vivante de la vraie acceptation.

Dans l’Amour et la Lumière

Michael