La dévotion

J’ai remarqué, dans la dernière newsletter, que Carolyn a inclus une petite citation de Meher Baba. Il est intéressant que le centre de Meher Baba pour l’Australie soit situé juste à quelques centaines de mètres de là où nous vivons. Quand je fais une promenade, je descends notre colline par une pente raide, puis je prends une piste de bush qui passe à travers les gommiers. Après une marche agréable, le sentier émerge près d’un ensemble résidentiel. Puis je suis un petit sentier vers le haut de la colline, à travers la forêt, il m’emmène à la résidence de Meher Baba, un lieu hautement énergétique de beauté naturelle.

Il y a juste un peu plus de dix ans, Treenie et moi avions un couple d’amis qui étaient des adeptes de Meher Baba, si bien que quand il y avait un grand rassemblement d’adeptes qui venaient de tout l’hémisphère Sud, nous étions invités. Les gens étaient aussi un peu curieux de moi, parce que le bruit s’était répandu que j’avais rencontré Meher Baba au centre vingt après la mort de son corps physique.

Pour Treenie comme pour moi, c’était notre première introduction à un rassemblement d’adeptes.  Comme la plupart des gens, j’étais familier du terme adepte, mais je n’avais aucune idée de ce que cela représentait vraiment. Ces personnes nous impressionnèrent tous les deux par leur joie évidente pendant qu’ils chantaient leurs louanges à Meher baba. Pas de lui mais « à » lui ! Tout ce qu’ils faisaient lors de cette célébration était fondé sur la musique, la chanson et le chant joyeux, leurs visages éclairés d’amour et d’appréciation. C’était entièrement dans leur conscience et joyeusement exprimé.

C’était la première fois que je voyais la “dévotion”. Sans aucune exception, ces personnes étaient entièrement dévouées à Meher Baba et le fait qu’il ne soit plus physiquement avec eux ne faisait pas la moindre différence. S’il avait été physiquement dans la salle au milieu d’eux, leur joie, leur adoration et leur dévotion n’aurait pas pu avoir été plus grande. Nous avons été tous les deux impressionnés par cela. Voir une telle adoration et une telle dévotion manifestées était très touchant.

Je viens du milieu de l’Eglise d’Angleterre, Treenie de celui de l’Eglise Méthodiste. Nous nous sommes tous les deux écartés de ces débuts religieux mais mes souvenirs sont ceux d’un cérémonial guindé, pieux et même pompeux dans l’église. Je n’ai aucun souvenir de joie, ni d’expressions radieuses  -ce n’était pas dans les consciences-  mais juste de regards de côté pour voir qui était là et comment ils étaient habillés. Les adeptes de Meher Baba s’exprimaient clairement depuis le cœur tandis que la congrégation de l’église faisait ses dévotions  depuis la tête, de toue évidence. Il n’y a que chez une femme, Kitty Willers, que j’ai vu ou expérimenté de la dévotion. Et elle a vécu toute sa vie dans la dévotion à Dieu. Tout en haut du clocher, elle m’a appris à faire sonner les cloches de l’église et jusqu’à aujourd’hui, sa « déitude » et sa patience absolues qui lui faisaient briller les yeux sont comme une lumière dans ma mémoire.

J’expérimente cette dévotion. Je suis dédié à ma croissance spirituelle, à une vie métaphysique et je ressens une joie et une plénitude énormes là-dedans.  Ressentir une clarté toujours plus grande, une vision toujours grandissante, sentir réellement la croissance de votre âme année après année, est immensément épanouissant. Et savoir qu’il n’y a pas de fin à cela… Avez-vous cette dévotion spirituelle, cette passion joyeuse ? Croyez-moi c’est vraiment ce qui entretient le feu.

Dans l’Amour et la Lumière, Michael