Changement

Changement

Nous avons eu des feux de bush terribles cet été, principalement à Victoria. En Amérique, on les appelle feux sauvages ; sauvages, voilà une très bonne description. Au moment où j’écris ceci, les feux passent sous contrôle pour la première fois. Ils ont brûlé et se sont déchaînés sur les forêts depuis plus de cinquante jours, formant occasionnellement un front féroce qui s’étendait sur des kilomètres, consumant plus d’un million d’hectares de bush et de forêt.

Lire ces mots crée des images non plaisantes mais nos images ne sont rien par rapport à la réalité d’un tel feu. Les feux de bush ont changé au cours du dernier siècle. Autrefois ils étaient considérés comme faisant partie du cycle naturel pour nos forêts ouvertes, notre ‘bush’. Nombre de nos plantes indigènes ont des graines résistantes qui ne peuvent germer qu’après qu’un feu chaud les ait balayées et la plupart des herbes sauvages bénéficient d’un brûlage régulier.

Il y a deux siècles, notre bush abritait une large population de petits animaux sauteurs et  brouteurs, comme le ‘bettong’, le ‘pademelon’ et de nombreux autres types de petits wallabies. Ces marsupiaux timides, insaisissables,  grignotaient continuellement les broussailles sur le sol du ‘bush’. Et puis, avec l’arrivée des colons blancs, le renard rouge européen a été introduit dans l’environnement, se reproduisant à un rythme incompatible avec la nourriture disponible. Ajoutez à cela l’immense quantité de chats sauvages, un prédateur féroce unique d’autant plus que ce pays n’avait jamais vu évoluer de félin.

Ensemble,  ils ont pratiquement éliminé tous les plus petits marsupiaux. Cela a permis aux buissons, aux touffes d’herbe, aux herbes et au sous-bois qui pousse naturellement, aidés par les plantes introduites qui ont échappé au contrôle et qui sont devenues des mauvaises herbes invasives, de devenir un tapis épais et dense dans le ‘bush’. Pour cette raison les feux de bush d’aujourd’hui brûlent avec une température beaucoup plus élevée capable de tuer des arbres qui n’avaient jamais jusque là succombé à un feu de bush, des arbres qui en avaient même bénéficié auparavant. Tout cela a changé. Quand il avance à des vitesses aussi élevées que quatre vingt kilomètres à l’heure, un feu de bush est terrifiant. Il fut un temps où les feux de bush étaient raisonnablement constructifs au sein de la Nature, nous avons maintenant des feux de bush qui sont pratiquement uniquement destructeurs.

Considérez la vie sauvage dans cette configuration. Une équipe de la Fondation pour les Koalas qui marchait à travers le bush brûlé a vu des koalas morts gisant partout. Sur la route principale qui traverse la forêt, il y avait un koala mort tous les vingt mètres environ. Les quelques survivants étaient gravement brûlés, mourraient de faim et souffraient de stress car il n’y a ni habitat ni nourriture pour aucun des survivants. Des fermiers de ces régions, choqués et pleins d’émotions, disaient qu’ils avaient pu entendre les hurlements des koalas tandis que les flammes les engloutissaient. Tous les oiseaux planeurs, de nombreuses espèces d’opossums, de très grands nombres de minuscules marsupiaux, les ‘quoll’, les ‘echidna’, les ‘wombat’, les animaux communs et les animaux rares  – la plupart sont morts. Un immense nombre de petits et de minuscules oiseaux du bush, les perroquets, la liste continue ainsi. En plus de tout cela, des milliers de moutons, du bétail et des chevaux furent détruits. Ajoutez des maisons et des fermes, détruites. Quelques personnes sont mortes, de nombreuses familles ont été poussées au bord du désespoir, quelques fermiers sont cassés et le suicide rural va continuer. Il y a déjà un fermier qui se suicide tous les quatre jours en Australie.

D’un point de vue holistique, ce qui se passe en Australie aura un effet sur le monde, de la même façon que la pauvreté du Tiers Monde nous affecte tous, de façons que nous ne connaîtrons probablement jamais. L’indifférence est facile mais ce que nous ne savons pas peut et va nous affecter. Il s’agit d’unité; nous partageons ce qu’on appelle le bon et ce qu’on appelle le mauvais, alors regardons tout cela d’un point de vue métaphysique. D’abord, nous devons considérer la cause et l’effet. Dans le cas de nos feux de bush, la cause physique est assez évidente, les habituels délinquants pyromanes et l’éclair d’orage occasionnel, en même temps qu’une négligence gouvernementale pour les millions d’hectares qui rapportent politiquement très peu de votes. Le brasier qui en résulte est plutôt comme un tsunami de feu, poussant  un immense ravage de Changement et d’Opportunité devant lui, une dé-structuration qui ouvre la voie à la re-structuration. Nous sommes dans des temps de grand Changement. La vie va vers des extrêmes. Le comportement humain est un exemple parfait de cela, accompagné par les maladies humaines, le climat et l’activité volcanique. De bonne source, je sais que le champ magnétique du soleil a renversé sa polarité nord/sud il y a quatre ans et que le climat sur les planètes voisines de la nôtre subit des changements majeurs. Le Changment !  L’étoffe de la vie… pas de la mort. Le seul scenario pour notre futur qui me fait souci serait que tout continue comme avant. Plus de la même chose… cela m’effraye. Nous avons besoin de changement, de grand Changement.  Nous avons besoin que les vieilles habitudes d’auto-indulgence, le ‘moi, moi, moi’ de la société moderne soient effacés. Nous avons besoin de grandir spirituellement, en conscience, et si nous refusons de le faire volontairement, alors tant au niveau personnel qu’au niveau national, notre propre résistance provoquera la pression d’une contre-force explosive.

Vous et moi, et les gens comme nous, sommes des exceptions. Le simple fait que vous lisiez ceci fait que vous n’êtes plus la personne normale, moyenne. Si vous faites un « réel » effort pour vivre d’une façon qui crée de la croissance spirituelle et de l’harmonie dans votre vie, vous faites vraiment partie de la minorité. Jésus à parlé à quelques uns, pas  au plus grand nombre et seulement une petite partie de ces quelques uns avaient une vague idée de quoi il parlait. Aujourd’hui, les quelques uns sont encore moins nombreux ! Aujourd’hui nous souffrons tellement de malnutrition spirituelle que c’est devenu une maladie et cette maladie va attirer du Changement méga-massif.

Les feux de bush sauvages et les gigantesques tsunamis ne parlent pas simplement  de destruction et de mort, ils sont une indication que les éléments basiques de notre planète sont en train de se plier et de se tordre. Les éléments feu, air, terre, eau et éther de cette planète sont, comme toujours, les premiers à répondre à la torsion de la conscience. Ces éléments sont les véritables blocs de construction de notre vie. Le temps linéaire peut bien mesurer le changement, mais il ne le cause pas ; le réel changement est causé par les conditions de la conscience.

Le changement et la répétition ne vont pas ensemble. La plus grande partie de notre vie sur terre est enfermée dans la répétition. « Enfermé dans » n’est pas naturel pour la Nature ; le changement l’est. L’une des réponses de la Nature est de retirer la conscience des espèces animales qui sont sur-spécialisées  -enfermées-  dans une façon de vivre limitante. Nous appelons ce « retrait de conscience » l’extinction mais dans la plus grande réalité l’extinction n’existe pas. La mort est une imposture, l’extinction est un concept. Toutes deux viennent de l’illusion consensuelle du temps linéaire. Il est vrai, certaines de ces espèces spécialisées vont survivre dans des zoos et dans des parcs naturels mais ils ne feront pas partie du cycle naturel de la vie. Le feu sauvage, l’eau qui inonde, l’air des cyclones et la terre volcanique sont les réponses de la Nature à l’appel de la conscience pour le Changement. Un changement tellement dramatique impacte fortement nos vies. Mais qu’en est-il de la réponse éthérée, de l’éther ? Cela nous ne le voyons pas, nous le ressentons. Toute vie a une connexion éthérée, céleste. C’est probablement notre connexion la plus forte, bien que la plus subtile. C’est notre âme qui répond à l’appel éthéré pour le Changement.  C’est l’Esprit de la Nature qui répond à l’appel éthéré pour le Changement et ce sont les éléments plus basiques que sont la terre, l’air, le feu et l’eau qui manifestent et expriment l’expression énergétique du Changement. L’éther est le dirigeant invisible des éléments, la connexion invisible entre les corps physiques et les formes subtiles métaphysiques, la connexion éthérée, si vous voulez, entre le ciel et la terre. J’utilise cette image comme une métaphore, mais cela fonctionne car le ciel est un « état » de conscience tandis que la terre est une « expression » de conscience.

Soyez choqués par les feux sauvages et les tsunamis ici ou là, mais souvenez-vous toujours que c’est à vous et à moi que le message du Changement est délivré. « Ici ou là » n’est que le messager ; c’est dans vos vies que le Changement attend son moment pour exploser.

Dans l’Amour et la Lumière

Michael