Attention, la Conscience écoute !

Attention, la Conscience écoute !

Comme j’entrais dans une animalerie l’autre jour, j’ai demandé à la dame au comptoir ce que je voulais. « Trop facile », a-t-elle répondu, me procurant exactement ce que je voulais et encaissant mon argent. J’ai réfléchi à cette expression familière typiquement australienne qu’on n’entend nulle part ailleurs dans le monde. Trop facile. J’ai souri. Pour une expression familière, c’est est une très positive. La plupart ne le sont pas.

L’expression familière la plus commune en Australie est probablement la réponse à « Bonjour, comment allez-vous ? » Invariablement vous entendez : « Pas mal ». Il devient évident que les gens, en général, n’ont aucune idée de l’impact sur leur vie des mots répétés régulièrement. Une autre expression commune de la part de personnes plus positives quand on leur demande leur aide est « Pas de souci, mon vieux » ou « Pas de problème ». Examinons le pouvoir des affirmations régulières. Peut-être êtes-vous quelqu’un qui a la sienne.

Toutes les pensées et tous les mots sont énergie. Les pensées et les mots sont une énergie qui crée soit plus d’énergie soit moins. Pensez-y. Vos pensées sont votre création. Soit elles vous énergisent soient elles vous épuisent. Et la plupart des gens sont fatigués à la fin de la journée. Nous assumons toujours que c’est le résultat de la journée de travail mais le plus souvent c’est le résultat des pensées constamment répétées dans la journée qui causent l’épuisement. Les gens qui regardent toujours des nouvelles de souffrances, de drames et de traumatismes à la télévision sont drainés de leur énergie via leur système nerveux et émotionnel.

Nous sommes des champs d’énergie; En chaque instant, soit nous nous nourrissons de plus d’énergie, soit nous drainons notre énergie hors de nous-mêmes. La vie ne nous draine pas, pas plus que les évènements du monde. Même pas ceux qui sont négatifs. Pour cela nous devons réagir négativement. Et nous n’avons pas à réagir négativement. La réaction négative n’est pas un choix, c’est l’abdication du choix. La réaction verbale à elle seule veut dire que nous re-agissons un vieux schéma de résistance. Il vient de notre passé. Utiliser une réaction venant du passé pour gérer un problème qui se passe dans l’instant n’est pas un bon moyen de vivre sa vie.

On m’a dit que les affirmations d’un certain président des USA mettent les gens en colère. Non. Ses affirmations ne mettent pas les gens en colère. Ses mots n’ont pas de pouvoir sur vous à moins que vous ne soyez sans aucun pouvoir. Ses mots ne sont rien de plus que le déclic qui enclenche la réaction en chaîne d’un vieux, vieux schéma venant de votre passé. Le président fait une affirmation, vous l’entendez et vous n’êtes pas d’accord. Bon, cela pourrait être la fin de l’histoire. Pour vous mettre en colère, il vous faut réagir négativement, donner votre pouvoir au président puis vous sentir impuissant et sans pouvoir et finalement vous mettre en colère pour rassembler du pouvoir parce que c’est le seul endroit où vous pouvez en trouver  -tout cela se produisant dans une réaction en chaîne négative subconsciente qui vous réduit finalement en victime épuisée.

Malheureusement chaque fois que vous réagissez et que vous vous mettez en colère, vous recréez continuellement le schéma de continuité dans lequel vous êtes déjà enfermé. Très contreproductif.  Retournons à certains de ces mots clés que nous avons mentionnés plus tôt. Les mots de votre langage qui, à votre insu, vous maintiennent dans ces schémas négatifs.

D’abord vous devez réaliser que nous sommes des Etres conscients qui vivent dans des champs de conscience. C’est notre réalité continue, non affectée par la naissance ou la mort.

La Conscience écoute chacune de vos pensées, chacun de vos mots, et même vos intentions et votre attitude. Tout ceci fait partie du langage conscient que vous utilisez pour parler à la conscience. Tristement, les gens sont devenus tellement focalisés sur le monde de l’illusion que ce langage est devenu subconscient. Les gens ne se rendent même plus compte qu’ils parlent à la conscience. Cela veut dire, en fait, que nous parlons notre réalité créative dans une langue dont nous ne savons pas que nous la parlons ! Pas plus que nous ne savons à qui et de quoi nous parlons. Pas plus que nous ne réalisons que nous n’arrêtons jamais cette communication. « Pas mal » est entendu par la conscience comme une affirmation répétitive. Dans la conscience, chaque affirmation se focalise sur quelque chose. Dans « pas mal », la focalisation est sur « mal ». mal est le mot-clé. Dans « pas de souci », la focalisation est sur « souci ». Souci est le mot-clé. Avec « pas de problème », la focalisation est sur « problème ». Et ainsi de suite. Les choses empirent, les soucis continuent et les problèmes se produisent plus fréquemment.

Je suggère que “Réellement bien”, “Soyez tranquille” et “Cela va être facile » créerait un style de vie bien plus confortable et progressif, sans le côté dramatique.

C’est intéressant car tandis que “Pas mal”, “Pas de souci” et “Pas de problème” sont toutes des expressions d’une attitude fondamentalement positive, toutes invitent à leur insu le trauma et le drame dans une situation ou chez une personne qui sont prêtes à se libérer de cette position. En d’autres mots, elles ont la bonne attitude mais l’énergie de leurs mots va dans le sens opposé.

Prenez conscience de votre langage et s’il vous est opposé, changez-le. Autant que possible, prenez conscience de vos pensées, de vos mots, de votre intention et de votre attitude en tant que votre communication vers et avec la vie. Si vous faites cela, vous serez surpris et enchanté par les résultats.

Dans l’Amour et la Lumière,

Michael